Environnement - Les nuisances
   
   
 
Le bruit et la gêne
La pollution de l'air
Les autres pollutions


Le bruit et la gêne

Environnement - sommaire

Origine du bruit
Mesure du bruit
Certification acoustique
Gêne et qualité de vie
Système d'informations

 

 

Le bruit demeure la préoccupation majeure de nos concitoyens, assez loin devant les autres pollutions.

Si le bruit généré au passage d'un avion est une grandeur physique et objective parfaitement mesurable, la gêne ressentie par chacun est nettement plus subjective et variable d'un individu à l'autre.

Comprendre et mesurer le bruit, évaluer la gêne et informer le public sont des préalables à toute politique de réduction des nuisances sonores.

Origine du bruit

Pour les avions à réaction, on distingue deux sources de bruit :

Le bruit des groupes motopropulseurs est engendré par les parties tournantes des moteurs et les fortes turbulences générées dans la partie arrière. Le bruit de jet a été fortement réduit dans les moteurs modernes à double flux.



Le bruit aérodynamique, quant à lui, est dû aux turbulences aérodynamiques créées autour de l'avion.



PDF - Origine du bruit des avions

Mesure du bruit

Les unités servent à mesurer le bruit instantané. Les descripteurs intègrent la notion de durée de l'événement sonore. Les indicateurs d'exposition au bruit sont des modèles de cumul représentatifs de l'exposition au bruit moyenne sur une période donnée.

UNITES DE MESURE
Le domaine de perception de l'oreille humaine s'étend sur une très vaste étendue de valeurs de pression acoustique.

En savoir plus
 
"Les niveaux sonores des avions" du site Internet.
"Les bruits de la vie courante" du site Internet.
 

Sonomètre
Le sonomètre est un appareil permettant la mesure du niveau sonore en dB.
Les limites de ce domaine sont dans un rapport voisin de 1 à 1 million. Pour exprimer une valeur il est donc plus pratique d'utiliser une échelle logarithmique (en décibels).

Le décibel (dB) est l'unité de graduation de l'échelle logarithmique retenue pour caractériser un niveau sonore. Cette unité se calque bien sur la sensibilité différentielle de l'ouïe, puisqu'un écart de 1 décibel entre 2 niveaux de bruit correspond sensiblement à la plus petite différence de niveau sonore décelable par l'oreille humaine.
Le décibel A (dBA) est une variante traduisant la sensibilité accrue de l'oreille aux sons médium et aigus.
Le perceived noise decibel (PNdB) sert à caractériser le bruit des avions à réaction. Sur le plan fréquentiel, il donne un poids élevé aux fréquences élevées (4000Hz) les plus gênantes. Sa valeur numérique est supérieure à celle mesurée en dBA.

Station de mesure
La sattion assure à la fois les fonctions de sonomètre, de magnétophone numérique et d'analyseur fréquentiel en temps réel.

DESCRIPTEURS
L'effective perceived noise decibel (EPNdB), exprimé en EPNdB, est utilisé pour la certification des avions à réaction. Il représente le niveau d'un bruit équivalent stable sur une durée normalisée de 10 secondes qui aurait la même énergie sonore que celle observée pendant la partie la plus bruyante du passage de l'avion.
Le S.E.L (Sound Equivalent Level), exprimé en dBA, représente le niveau d'un bruit équivalent stable sur une durée normalisée de 1 seconde qui aurait la même énergie sonore que celle observée pendant la partie la plus bruyante du survol.

INDICATEURS
L'ancien indice psophique (IP) tout comme le nouvel indice LDEN traduisent la nuisance sonore engendrée par le trafic aérien. Le premier est construit à partir de l'unité PNdB et l'autre à partir de l'unité dB(A). Chacun des indices donne un poids différent aux vols de jour ou de nuit. L'IP considère deux périodes jour — nuit, tandis que le LDEN en considère trois: jour - soirée - nuit. Selon le LDEN, chaque vol de soirée voit sa valeur augmentée de 5 dB, chaque vol de nuit voit sa valeur augmentée de 10dB.

Certification acoustique



Agir sur les flottes d'avions pour diminuer les nuisances sonores suppose de mesurer le bruit des appareils, de les classer et de moduler leurs droits en fonction de ce classement acoustique. Mesurer et classer sont affaire de certification, gérer les droits est affaire de politique.

La certification acoustique consiste à mesurer le bruit selon des procédures très rigoureuses et reconnues par tous au plan international. Ces procédures précisent par exemple la position des enregistreurs, la météo acceptable, le poids de l'avion, le bruit ambiant maximal acceptable… De plus, ces mesures sont effectuées directement par les États ou sous la surveillance étroite d'experts internationaux.

Ces mesures, fiables et comparables, permettent de classer les avions en fonction de leur niveau de bruit. Cette classification fait l'objet d'une norme de l'OACI (Annexe 16) qui comprend 13 chapitres.

PDF - Les 13 chapitres OACI

Les avions à réaction sont classés en différentes catégories :

Les plus anciens d'entre eux sont dits "non certifiés"; ces avions ont en général été retirés de la circulation depuis de nombreuses années;

Le "chapitre 2", adopté en 1972, concerne les avions d'un type conçu approximativement entre 1970 et 1977, comme le Fokker 28, les Boeing 707, 727 et les premiers modèles de Boeing 737 et 747; ils sont interdits en Europe depuis le 1er avril 2002;

Le "chapitre 3", adopté en 1976, concerne les avions plus récents: tous les Airbus, les derniers Boeing ainsi que les versions plus récentes des Boeing 737 et 747;

Le nouveau "chapitre 4", créé en 2001 pour mieux tenir compte des progrès accomplis depuis la fin des années 70, concernera tous les nouveaux types d'avions produits à partir de 2006; sans attendre cette échéance, il pourra d'ores et déjà être pris en compte pour certifier ou re-certifier les avions actuellement les plus modernes et qui peuvent donc briguer ce plus haut "diplôme" acoustique.

La classification OACI permet d'avoir une action globale sur les flottes : elle incite les constructeurs à faire des efforts et les compagnies à
s'équiper de modèles modernes. Elle permet de diminuer le bruit moyen autour d'un aéroport, elle ne permet pas d'agir directement sur les bruits émergents puisque l'appartenance à une classe traduit la modernité plus que le bruit absolu.

En savoir plus
 
"Action sur les flottes" dans "Politique de prévention".
 

Gêne et qualité de vie

Le bruit d'un avion, grandeur mesurable et objective, est interprété "psychologiquement" par chaque riverain comme une gêne plus ou moins vive. Cette gêne dépend certes de l'intensité du bruit et du trafic, mais aussi de nombreux facteurs, par exemple: période de la journée, saison, mode de vie et vécu personnels, qualité de locataire ou propriétaire, craintes sur la santé, peur de l'accident, etc. C'est pourquoi il est difficile d'élaborer des indicateurs qui représentent bien la gêne sonore.

PDF - Enquête de gêne sonore 1998-2000

C'est désormais l'indice "Lden", préconisé au niveau européen pour tous les moyens de transport et recommandé par l'ACNUSA, qui est utilisé pour cartographier les nuisances aéroportuaires et renforcer l'efficacité des outils d'urbanisme et d'aide à l'insonorisation.

En savoir plus
 
"PEB" dans "Maîtrise de l'urbanisation".
"Insonorisation" dans "Aéroports et riverains".
 

Il est construit sur une journée type, à partir des niveaux sonores en décibels à chaque passage d'avion, en tenant compte de la gêne accrue la nuit (de 22h à 6h) et aussi en soirée (de 18h à 22h). Ainsi, un vol de nuit équivaut à dix vols en plein jour et environ trois vols en soirée.

La nuit, ce sont les bruits émergents qui perturbent le sommeil; cette gêne peut être évaluée par un indice de type événementiel, exprimé en "LA max", qui représente le niveau de bruit maximal instantané mesuré pendant le passage de l'avion.

En savoir plus
 
"Mesurer et comprendre le bruit des avions" du site Internet.
 

 

Effets sur la santé :

Il est incontestable que les populations s'estimant gênées par les avions se trouvent affectées dans leur quotidien. Pour sa part, l'OMS définit aujourd'hui la santé comme "un état de complet bien-être physique, mental et social, et non pas simplement comme l'absence de maladie ou d'infirmité". Les seuils de bruit qu'elle préconise sont réputés très protecteurs.

Au-delà d'un certain seuil, le bruit des avions se traduit par un sentiment de gêne et de fatigue, ou encore un manque de concentration. Il peut aussi influer sur le comportement des populations riveraines, notamment en perturbant leur sommeil.

Les effets du bruit sur la santé, toutes sources confondues, font aujourd'hui l'objet d'une préoccupation générale du ministère en charge de la santé et ont été à ce titre inscrits au programme de l'institut de veille sanitaire.

Voir les sites Internet
 
Organisation Mondiale de la Santé.
Ministère en charge de la santé.
Institut de veille sanitaire.
 

Système d'informations



Le système de surveillance du bruit des avions et de leurs trajectoires au voisinage de l'aéroport repose sur les stations de mesures, un serveur et des postes de consultation. Le serveur regroupe et stocke un ensemble de données :

Données enregistrées par les stations de mesures

Données météorologiques

Données radar

Données de vol

Sur demande, ces systèmes peuvent faire le lien entre les trajectoires, l'identification de l'avion et le bruit enregistré et diffuser le résultat sur des postes de consultation.

Ces systèmes devront être homologués conformément aux prescriptions techniques éditées par l'ACNUSA.

Les grands aéroports s'équipent progressivement de systèmes de cette nature: c'est notamment le cas de Lyon-Saint-Exupéry, de Nice-Côte d'Azur, de Strasbourg-Entzheim, de Toulouse-Blagnac ou encore de Montpellier-Méditerranée.

 

 
 
Dernière mise à jour : Source : Réseau environnement
 
   
     
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